(601) 744 83 64, +57 320 350 06 08

contactopisingos@lospisingos.com

Clés d’une intervention non violente : l’empathie et la micropolitique comme engagement de transformation dans l’intervention auprès des enfants et des adolescents

Auteurs

Cet article naît de l’intérêt de présenter le modèle d’intervention de la Fundación Los Pisingos, construit à partir d’une perspective psychothérapeutique dans l’accompagnement des différentes formes de violence et des événements adverses vécus par des milliers d’enfants et d’adolescents dans le contexte colombien. Ce modèle repose sur une approche fondée sur les droits humains, écologique, systémique, générative et intersectionnelle, nourrie par la posture empathique des collaborateurs de l’institution. À travers cette approche, la Fondation cherche à intervenir, prévenir et atténuer les différentes violations de droits qui affectent cette population.

Il est important de souligner que les contextes dans lesquels convergent les différentes problématiques abordées sont caractérisés par la violence fondée sur le genre, les difficultés socioéconomiques, la vulnérabilité sociale, les conflits familiaux, entre autres, qui font partie des dynamiques propres à la population bénéficiaire.

Dans cette perspective, il est pertinent de présenter comment le dispositif thérapeutique de la Fundación Los Pisingos peut se consolider comme une forme d’intervention non violente ou d’action sans dommage, caractérisée par sa flexibilité face aux besoins de ceux qui s’engagent dans ses processus. Cette flexibilité permet au modèle de se relier à la diversité, à la polyphonie et aux besoins contextuels de la population, ainsi qu’à ceux des collaborateurs qui œuvrent dans les différents domaines. Cherchant à promouvoir le bon traitement et la qualité dans les processus de changement et de prise en charge développés au sein de la Fondation, ce modèle se construit à partir de diverses expériences, savoirs et d’une interaction constante avec les différentes perspectives des acteurs impliqués dans le processus d’intervention. À partir de cela, il nous semble pertinent de décrire trois dimensions qui ont rendu possible cette approche dans les différents processus d’accompagnement menés par la Fundación Los Pisingos.

Il est donc important de décrire brièvement le contexte dans lequel cette dynamique se construit. Depuis 1969, la Fondation travaille dans la ville de Bogotá, en Colombie, en mettant l’accent sur la génération d’empathie envers les expériences vécues des enfants et adolescents colombiens (E&A), afin de les renforcer dans leurs propres processus de reconstruction et d’agency. À partir de cette posture, ils sont reconnus comme des survivants, en reconnaissant la force autopoïétique et performative de l’être humain — sa capacité de reconstruction et de resignification en tant qu’agent de sa propre vie — représentant l’expression la plus élevée de la capacité humaine à surmonter des situations adverses et à reconfigurer des réseaux affectifs, favorisant ainsi la dignité et la valeur personnelle (Comins-Mingol, 2015).

Cela est rendu possible grâce aux différents programmes proposés par la Fondation, qui se sont renforcés au fil des années en raison de leur impact dans le contexte colombien et de leur reconnaissance internationale. Ainsi, la Fondation dispose d’un large portefeuille de services visant à garantir la restauration des droits des usagers et bénéficiaires qui font partie de la famille Pisingos.

De même, ce dispositif psychothérapeutique s’inscrit dans le cadre du Programme d’Accompagnement Psychologique Spécialisé, enregistré auprès de l’organisme gouvernemental chargé de garantir l’intérêt supérieur des enfants et adolescents, l’Institut Colombien de Bien-Être Familial (ICBF). Cette institution oriente des enfants et adolescents de moins de 17 ans (ci-après E&A) afin qu’ils reçoivent l’accompagnement psychothérapeutique nécessaire à la restauration de leurs droits. Cette position est soutenue par le Code de l’Enfance et de l’Adolescence (Loi 1098 de 2006), dont l’objectif est de « contribuer au développement intégral des enfants et des adolescents sur le territoire national » et de « générer des conditions de bien-être, d’accès aux opportunités avec équité et de participation des enfants et des adolescents à la transformation du pays », contribuant ainsi à la visibilité de leurs droits et à la responsabilité de l’État et des familles dans leur garantie. Plus précisément, l’article 18 de la Constitution politique de la Colombie souligne le droit à l’intégrité personnelle, en cherchant la « protection contre les mauvais traitements et les abus de toute nature exercés par les parents, tuteurs légaux, personnes responsables de leur prise en charge et membres de leurs groupes familiaux, scolaires et communautaires ».

Environ 800 enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans, ainsi que leurs familles, sont pris en charge chaque mois. Ils sont répartis entre l’équipe de prise en charge et de coordination, composée de 19 psychothérapeutes, 6 assistants administratifs, 3 spécialistes de domaine (psychothérapeutes superviseurs) et un coordinateur de programme. Ensemble, ils consolident les actions liées à l’accompagnement proposé selon la perspective de la Fondation, nourrie par les approches mentionnées précédemment ainsi que par les dimensions constituées au sein de l’équipe : l’empathie, les liens facilitateurs et l’engagement micropolitique qui fait partie de la pratique disciplinaire, professionnelle et personnelle.

Le modèle d’intervention développé a permis une prise en charge différenciée fondée sur la diversité des approches qui constituent la psychologie, en comprenant que l’accompagnement émerge de la polyphonie en interaction avec les dilemmes humains, plutôt que d’une configuration paradigmatique unique. Pour cette raison, le modèle a été construit à partir des expériences des professionnels en psychologie de la Fondation, permettant une flexibilité des interventions tout en reconnaissant la singularité des problématiques et les demandes d’aide de la population.

Cela s’est réalisé à travers un accompagnement humanisé et respectueux de l’ensemble des collaborateurs, qui cherchent à générer des espaces sécurisants fondés sur l’affectivité. De l’admission à la sortie du système familial de la Fondation, il est essentiel de promouvoir un sentiment de sécurité et de confiance, ainsi qu’un sentiment d’appartenance à l’institution, en comprenant l’intégralité de la prise en charge.

Pour cette raison, il est important de présenter les deux éléments ou concepts qui constituent un fil conducteur pour le lecteur, permettant d’analyser l’intervention non violente telle qu’elle s’est consolidée ces dernières années par les acteurs impliqués dans ce processus. Cette approche intègre une posture éthique, politique et pragmatique fondée sur les principes directeurs de l’empathie envers l’altérité et de la micropolitique, qui permettent des focalisations d’intervention ancrées dans les dynamiques culturelles multiples qui façonnent les cadres de référence des thérapeutes et leurs actions d’intervention.

L’empathie : l’acte humain de comprendre l’autre

La notion d’empathie en tant que catégorie émerge de processus de recherche avec des usagers et des communautés et s’appuie sur les sciences humaines comme élément clé du travail de la Fundación Los Pisingos. Elle reflète la possibilité de croire au développement des capacités humaines, en mettant l’accent sur la reconnaissance constante de l’autre. À partir d’une vision synthétisée et articulée, nous abordons l’empathie comme la capacité de comprendre les émotions d’autrui, vécue comme une condition authentique dans le soin offert à ceux qui sollicitent un accompagnement auprès de la Fondation.

À partir de cela, sont illustrés les multiples champs dans lesquels se déploie le « jeu » complexe et constant de la vie humaine en société, en soulignant le rôle fondamental de l’empathie. D’une part, l’empathie préserve et transmet les avancées de la Fondation, en créant une mémoire historique dont l’essence réside dans la reconnaissance de l’autre dans sa diversité. En ce sens, l’empathie est comprise comme « l’appréhension des expériences vécues d’autrui » (Stein, 2008, p. 78).

Deux perspectives sont présentées pour comprendre l’empathie. L’une est une perspective philosophique issue de la phénoménologie, qui comprend l’empathie à travers l’altérité — le principe de l’alternance ou du changement de perspective entre soi et l’autre. Comme l’affirme Sánchez-Rincón (2020) :

L’altérité est un concept développé par Emmanuel Levinas, qui s’éloigne des idées violentes de domination et d’appropriation de l’autre, en défendant l’idée de rencontrer l’autre sans intention de le connaître ou de le classifier, car cela impliquerait une domination (p. 163).

Dans cette perspective, la dimension linguistique est étroitement liée à l’altérité. Selon Fernández (2015), le langage et l’ouverture à l’altérité occupent une place centrale dans l’explication lévinassienne des modes de relation à l’autre, dans la mesure où, chez l’être humain, l’ouverture à cette relation est rendue possible par le langage. Le langage est toujours orienté vers l’altérité, tourné vers elle. Comme le cite Fernández à partir de Samoná, « le discours est un lien qui ne peut être entièrement enfermé dans l’énoncé, car il appelle toujours déjà l’Autre-comme-différent, parce qu’il parle à l’Autre-comme-différent » (Samoná, 2005, cité dans Fernández, 2015, p. 432). Pour que le langage existe, il doit y avoir un je et un tu qui échangent des mots, qui parlent réciproquement, puisque l’essence du langage est « l’interpellation, le vocatif » (Levinas, 1999, cité dans Fernández, 2015, p. 432).

Ainsi, en tant que Fondation, l’empathie est définie comme la confrontation avec l’expérience de l’autre depuis sa propre vie — la vie en interaction, la vie en communauté. La vie se vit de manière intersubjective et est médiatisée par l’expérience de la rencontre avec l’autre. Cela nous rappelle que nous sommes toujours en interaction avec autrui, dès la naissance, à travers les processus de socialisation vécus dans l’enfance et l’adolescence, et tout au long de la vie adulte. Même après la mort, nous restons en contact avec la présence de l’autre qui est parti (Fundación Los Pisingos, 2024).

Du point de vue psychologique, l’empathie est classiquement comprise comme la pratique inconsciente et automatique de réponse aux émotions d’autrui, c’est-à-dire la capacité de partager les émotions des autres. L’empathie constitue une partie intégrante de la compétence sociale (Björkqvist et al., 2000). Certains auteurs, tels que Lemerise et Arsenio (2000), cités par Maldonado et Barajas (2018), suggèrent que les déficits de compétences empathiques et de régulation émotionnelle contribuent à des problèmes comportementaux tels que l’agressivité. Des recherches ont montré que les enfants présentant des troubles du comportement éprouvent des difficultés à identifier les émotions chez d’autres enfants. Pour cette raison, la Fondation et chacun de ses participants cherchent à générer des environnements protecteurs, empathiques et non violents afin de modeler et de façonner le comportement de chaque bénéficiaire, dans le but d’enrichir ou de consolider les changements proposés dans l’intervention psychologique et de générer des modifications comportementales et cognitives favorisant des individus plus empathiques, conscients de leurs droits et devoirs et capables de les garantir, aux niveaux individuel, familial et systémique élargi.

Enfin, l’empathie est la porte d’entrée et l’accueil des expériences d’autrui et représente la grande aspiration des sociétés modernes fondées sur la justice : savoir vivre en communauté et, par conséquent, en société. À partir de la vie communautaire, l’empathie se tisse comme une condition intrinsèque et un fondement pour la construction de sociétés justes. Pour cette raison, il s’agit d’une compétence qui doit être cultivée dès l’enfance — la sensibilité à l’autre et la compassion face à la douleur d’autrui. Les enfants accompagnés par la Fundación Los Pisingos vivent l’empathie à travers les soins apportés par les participants et à travers le jeu comme moyen d’approche et de compréhension de ce que ressent l’autre. Neuropsychologues, psychologues de l’éducation et psychologues cliniciens travaillent à partir de jeux de rôle et d’autres stratégies cliniques — sans préférence pour une approche spécifique — afin que les enfants et adolescents, à travers des tâches incarnées, apprennent par le jeu à intégrer la vie sociale dans leur espace de vie personnel.

Pour ces raisons, et en reconnaissant que, dans la plupart des cas, l’expérience favorise l’empathie, la Fondation utilise le jeu, l’art et la littérature avec les enfants participants afin de promouvoir l’interaction avec autrui, façonnant l’expérience et utilisant la communication comme une ressource précieuse.

Cet engagement envers l’empathie nous conduit à un lieu d’énonciation où l’on cherche la cohérence entre les actions d’intervention auprès des bénéficiaires et le traitement de l’autre dans les relations institutionnelles. Accompagner ceux qui interviennent et permettre le dialogue avec leur douleur a été profondément positif pour la praxis, en reconnaissant l’humanité qui se superpose aux rôles assignés par la Fondation et la société aux collaborateurs et au personnel travaillant sur la problématique de la violence envers les enfants et adolescents en Colombie. Cette posture empathique et sa consolidation à travers la micropolitique seront approfondies dans la section suivante.

L’engagement micropolitique de la Fundación Los Pisingos : un acte de résistance pour l’enfance

Comprendre l’engagement politique de la Fundación Los Pisingos et son impact dans la consolidation de pratiques d’intervention non violente nous invite à réfléchir à l’organisation comme une entité qui se distingue par sa contribution au changement structurel et aux cadres cognitifs à différents niveaux de l’écologie organisationnelle. Cette distinction se manifeste à travers des objectifs relativement spécifiques, des dispositifs définis, une division claire du travail et des rôles structurés permettant la coordination de diverses activités au sein des procédures de gestion (Hoyle, 1986). Cela justifie l’intérêt de décrire notre forme d’agency.

L’écologie organisationnelle s’étend de la direction et de la coordination aux ressources humaines, aux services qualité, ainsi qu’à l’équipe de supervision thérapeutique et de soins, connue sous le nom d’équipe psychothérapeutique. Cette organisation des ressources humaines favorise des dynamiques positives entre les collaborateurs, les alignant avec l’objectif de la Fondation de transformer les pratiques de violence envers les enfants colombiens. Des espaces de sélection du personnel sont ainsi créés à partir de ces valeurs institutionnelles, favorisant l’inclusion de professionnels dotés de compétences académiques et culturelles en adéquation avec cette perspective.

Au sein de l’équipe psychothérapeutique, la supervision est assurée par des spécialistes de domaine dont le rôle s’apparente à celui de superviseurs thérapeutiques dans les contextes académiques. Leur fonction consiste à aider à construire avec l’équipe des expériences non formulées, des savoirs impensés ou des sensations perçues. Cela favorise la construction de connaissances, de stratégies et d’outils au sein des équipes d’intervention, en promouvant un espace sécurisant ou transitionnel qui encourage les psychothérapeutes à explorer les limites subtiles de leur expérience, renforçant ainsi des liens facilitateurs et générant un environnement de soutien.

En tant qu’équipe psychothérapeutique, nous comprenons la micropolitique — une pratique institutionnelle centrée sur la reconnaissance de la multiplicité des voix et des discours de ceux qui interviennent — comme un moyen de comprendre notre rôle en tant que psychothérapeutes et sujets politiques ayant un impact sur les constructions et structures sociales impliquées dans la prise en charge. Ces interventions sont médiatisées par des institutions bureaucratiques qui façonnent les modalités de l’intervention, rendant nécessaire l’élargissement des possibilités au sein de la pratique professionnelle et des engagements face à la problématique de la violence envers les enfants et les adolescents.

Ces positions s’appuient sur une compréhension des relations de pouvoir inscrites dans le dispositif psychothérapeutique, lesquelles ne peuvent être dissociées des relations établies avec les acteurs impliqués dans la prise en charge. En consolidant des ressources pour l’action sans dommage ou l’intervention non violente, des pratiques de résistance sont générées face aux positions institutionnelles dans le contexte colombien.

Cela a permis un impact positif sur l’institutionnalisation des pratiques d’autres prestataires de services, ainsi que sur leur manière de comprendre la souffrance infantile et les processus de restauration des droits. Dans des contextes marqués par la consommation de substances, les comportements auto-agressifs, les problématiques comportementales et émotionnelles, les psychopathologies et les événements adverses liés à la violence, la résistance aux étiquettes imposées par le pouvoir institutionnel a constitué un axe central de notre position politique.

Cette posture a permis de nouveaux accords et dialogues avec les autorités administratives, telles que les défenseurs de la famille et leurs équipes psychosociales, ainsi qu’avec d’autres entités de l’État. Elle invite à réfléchir sur le savoir, le pouvoir et la subjectivation, tels que proposés par Foucault (Ortiz, 2022) et explorés par des philosophes colombiens comme Edgar Garavito (1999), qui interrogent les nouvelles formes de lutte, le rôle des intellectuels et le sens d’être sujet aujourd’hui.

Ces principes nous permettent de réfléchir à notre position en tant qu’observateurs et intervenants à travers le dispositif psychothérapeutique, dans le but d’avoir un impact positif sur la santé mentale et le bien-être des enfants et de leurs familles. Le principe du tiers exclu nous situe dans une résistance face aux formes de sujétion que les bénéficiaires peuvent vivre en raison des identités imposées par les structures de pouvoir, permettant ainsi la déconstruction des discours pathologisants et déficitaires qui limitent les possibilités expérientielles durant l’enfance.

Cette position soutient la notion « d’être en dehors » de ces expériences — agir depuis une position externe qui permet une responsabilité envers les personnes accompagnées, autorisant une action au-delà des manuels institutionnels et favorisant des champs expérimentaux, de nouveaux potentiels ainsi que de nouvelles possibilités de perception et de choix dans l’intervention.

Cette dimension micropolitique s’aligne avec des approches psychothérapeutiques contemporaines telles que le Dialogue Ouvert (Seikkula, 2005), en soulignant l’importance des programmes de formation interne pour les professionnels et des constructions démocratiques et actives fondées sur la responsabilité sociopolitique.

Compte tenu de l’histoire de violence en Colombie, garantir les droits des enfants demeure un défi qui dépasse la sphère politique pour devenir une question de vie elle-même (Garavito, 1999). Les pratiques institutionnelles peuvent involontairement favoriser la revictimisation et des actions avec dommage, en ignorant la diversité et la vulnérabilité comme axes centraux de l’intervention non violente.

Pour cette raison, certains cadres juridiques et normatifs peuvent s’avérer insuffisants lorsqu’ils sont dissociés de la défense de la vie et de l’humanité. L’engagement micropolitique s’étend ainsi à la vie quotidienne et aux relations, favorisant la résistance à la violence et le renforcement de liens facilitateurs qui soutiennent la croissance, le développement et la résilience des individus et des systèmes familiaux.

Conclusions et nouvelles possibilités

Après avoir examiné la structure et les concepts fondamentaux de l’intervention de la Fundación Los Pisingos, il apparaît clairement que le dispositif psychothérapeutique présenté constitue un élément clé qui enrichit le modèle d’intervention sociale non violente orienté vers la protection des droits de l’enfant. L’empathie est comprise comme le fondement de cette intervention, permettant aux collaborateurs de se relier aux expériences et aux besoins des enfants, des adolescents, des familles et d’eux-mêmes, favorisant un environnement de compréhension et de soutien qui promeut le développement intégral.

La capacité de résonner avec l’expérience d’autrui est essentielle pour établir des relations significatives et orienter les processus thérapeutiques vers des résultats respectueux. Les liens relationnels facilitateurs — fondés sur l’affect et la confiance — constituent le socle du travail psychothérapeutique, facilitant la collaboration et renforçant le bien-être émotionnel et social.

D’un point de vue micropolitique, les dynamiques de pouvoir et les interactions quotidiennes influencent la manière dont les pratiques sont structurées et les décisions prises au bénéfice des enfants. Cet engagement favorise la participation, le dialogue, l’inclusion et la remise en question de la violence et de l’injustice au sein et au-delà de la Fondation.

En conclusion, l’empathie et la micropolitique définissent une approche éthique et intégrale qui cherche à garantir le respect, la dignité et le bien-être des enfants et des adolescents. En intégrant ces concepts, la Fundación Los Pisingos se positionne comme une référence dans la promotion d’une culture de paix et de non-violence, contribuant à une société plus juste et inclusive.

Les perspectives futures incluent des scénarios de recherche quantitative, qualitative ou mixte afin d’enrichir la compréhension culturelle, institutionnelle, professionnelle et académique, ainsi que la collaboration interdisciplinaire et l’échange de connaissances à l’échelle mondiale. Le développement d’instruments d’évaluation permettant d’identifier les changements vécus par les enfants à travers des interventions empathiques et micropolitiques renforcerait encore de nouvelles perspectives qui remettent en question les récits biomédicaux et favorisent le dialogue interdisciplinaire dans l’abordage de la violence.

Cet article compile le travail consolidé par la Fundación Los Pisingos en matière d’intervention psychothérapeutique dans le contexte colombien et des processus de restauration des droits des enfants et des adolescents, à partir d’une perspective écologique, systémique, relationnelle, intersectionnelle et générative. Ce dispositif psychothérapeutique structuré est mis en œuvre par des professionnels de la psychologie formés aux approches cognitive, systémique et psychodynamique, guidés par des principes d’empathie, de micropolitique et de résistance aux pratiques institutionnalisantes, favorisant des liens facilitateurs et une cohérence entre les dimensions personnelle, disciplinaire et professionnelle, dans le but d’avoir un impact sur les structures macropolitiques du pays.

Références

  • Björkqvist, K., Osterman, K. y Kaukiainen, A. (2000). Social intelligence − empathy = aggression? Aggression Violent Behavior, 5, 191–200. https://doi.org/10.1016/S1359- 1789(98)00029-9.
  • Fernández, O. (2015). Levinas y alteridad: cinco planos. BROCAR, 39, 423-443. https://www.researchgate.net/publication/326350224_Levinas_y_la_alteridad_cinco_planos
  • Fundación Los Pisingos. (2024). Infancias, miradas e historias. Bogotá: Grupo de investigación: Protección de la niñez, procesos de aprendizaje y prevención de violencias.
  • Garavito, E. (1999). ¿En qué se reconoce una micropolítica? Sociología: Revista De La Facultad De Sociología De Unaula, (22), 101–117. Recuperado de https://publicaciones.unaula.edu.co/index.php/sociologiaUNAULA/article/view/886
  • Hoyle, E. (1986). The politics of school management. Londres: Hodder and Stoughton.
  • Hoyle, E. (1996). Organization Theory in Education: Some issues. En Actas del IV Congreso Interuniversitario de Organización Escolar, Tarragona (pp. 25-43).
  • Lemerise, E. A., y Arsenio, W. F. (2000). An integrated model of emotion processes and cognition in social information processing. Child Development, 71, 107–118. https://doi.org/10.1111/1467-8624.00124.
  • Maldonado, R., y Barajas, C. (2018). Teoría de la mente y empatía. Escritos de Psicología, 11(1), 10-24. 10.5231/psy.writ.2018.0105 ISSN 1989-3809.
  • Minuchin, S. (1974). Families and Family Therapy. Harvard University Press.
  • Sánchez Rincón, N (2020) Alteridad y vocación: una puesta para mejorar los procesos de enseñanza en la Primera Infancia. Universidad de Caldas. https://www.redalyc.org/journal/1341/134166565008/
  • Seikkula, J., y Olson, M. E. (2005). El diálogo abierto como procedimiento de trabajo en la psicosis aguda: su “poética” y “micropolítica”. Revista de Psicoterapia, 16(63-64), 135-155.
  • Stein, E. (2008). Zum Problem der Einfühlung, esga 5. Herder.
  • Ortiz, J. (2022). La subjetivación en el último Foucault: un modo de reconocer y minimizar efectos de dominación, Claridades. DOI 10.24310/Claridadescrf.v15i1.13687
  • Comins-Mingol, Irene. (2015). De víctimas a sobrevivientes: la fuerza poiética y resiliente del cuidar. Convergencia, 22(67), 35-54. Recuperado en 21 de enero de 2025, de http://www.scielo.org.mx/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S1405- 14352015000100002&lng=es&tlng=es.
  • Björkqvist, K., Osterman, K. y Kaukiainen, A. (2000). Social intelligence − empathy = aggression? Aggression Violent Behavior, 5, 191–200. https://doi.org/10.1016/S1359- 1789(98)00029-9.
  • Comins-Mingol, Irene. (2015). De víctimas a sobrevivientes: la fuerza poiética y resiliente del cuidar. Convergencia, 22(67), 35-54. Recuperado en 21 de enero de 2025, de http://www.scielo.org.mx/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S1405- 14352015000100002&lng=es&tlng=es.
  • Fernández, O. (2015). Levinas y alteridad: cinco planos. BROCAR, 39, 423-443. https://www.researchgate.net/publication/326350224_Levinas_y_la_alteridad_cinco_planos
  • Fundación Los Pisingos. (2024). Infancias, miradas e historias. Bogotá: Grupo de investigación: Protección de la niñez, procesos de aprendizaje y prevención de violencias.
  • Garavito, E. (1999). ¿En qué se reconoce una micropolítica? Sociología: Revista De La Facultad De Sociología De Unaula, (22), 101–117. Recuperado de https://publicaciones.unaula.edu.co/index.php/sociologiaUNAULA/article/view/886
  • Hoyle, E. (1986). The politics of school management. Londres: Hodder and Stoughton. Hoyle, E. (1996). Organization Theory in Education: Some issues. En Actas del IV Congreso Interuniversitario de Organización Escolar, Tarragona (pp. 25-43).
  • Lemerise, E. A., y Arsenio, W. F. (2000). An integrated model of emotion processes and cognition in social information processing. Child Development, 71, 107–118. https://doi.org/10.1111/1467-8624.00124.
  • Maldonado, R., y Barajas, C. (2018). Teoría de la mente y empatía. Escritos de Psicología, 11(1), 10-24. 10.5231/psy.writ.2018.0105 ISSN 1989-3809.
  • Minuchin, S. (1974). Families and Family Therapy. Harvard University Press.
  • Ortiz, J. (2022). La subjetivación en el último Foucault: un modo de reconocer y minimizar efectos de dominación, Claridades. DOI 10.24310/Claridadescrf.v15i1.13687
  • Sánchez Rincón, N (2020) Alteridad y vocación: una puesta para mejorar los procesos de enseñanza en la Primera Infancia. Universidad de Caldas. https://www.redalyc.org/journal/1341/134166565008/
  • Seikkula, J., y Olson, M. E. (2005). El diálogo abierto como procedimiento de trabajo en la psicosis aguda: su “poética” y “micropolítica”. Revista de Psicoterapia, 16(63-64), 135-155.
  • Stein, E. (2008). Zum Problem der Einfühlung, esga 5. Herder.

Trabajamos por el bienestar de la familia y la niñez Colombiana

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *